Mes restaurants












Quel sublime accostage dans ce restaurant niché dans les chênes lièges, pins et autres feuillus, doté d’une magnifique terrasse offrant une vue imprenable sur toute la baie de Porto-Vecchio. Je n’aurai qu’un mot à écrire : magique !
Créé il y a six ans par un couple de commerçants autodidactes, Jean Ludica inspire la carte avec talent et Madeleine (dite Mado) accueille les convives avec une prévenance exemplaire. D’une grande chaleur humaine naturelle, elle se montre disponible, discrète, attentive, généreuse et veille au grain en gardienne du temple. Elle incarne à merveille l’âme de la Maison. Incontestablement nos deux amphitryons semblent « s’amuser » en bossant assidument, passionnément en prenant énormément de plaisir à satisfaire les clients. Mado nous dit qu’elle aime recevoir et cela transpire dans le restaurant. Tout ici est fait pour passer un bon moment. Là où certains assureraient le service minimum estimant qu’offrir une vue époustouflante est suffisant, ici la notion d’accueil est reine. On n’est plus des touristes mais des hôtes.
Le décor contemporain est élégant mais simple, les tables bien dressées sans chichis, de quoi vous mettre à l’aise. La clientèle est aisée mais le côté branchouille, l’argent méprisant qui déborde et qui donne tous les droits sauf le respect (comme on peut le ressentir dans certains établissements corses) ne ressort pas dans cette adresse et la patronne y veille ...
L’équipe de serveurs en salle est avenante, souriante, prompte, mention spéciale pour Alexandre le serveur qui nous a commenté les plats avec précision et conseillé en vins avec expertise, un blanc minéral, pointe d’acidité de Patrimonio (Orenga de Gaffory, cuvée du gouverneur) et un rouge fruité de Calvi (E. PROVE, domaine Maestracci 2011). Ils déclarent tous sans restriction aimer travailler avec de tels patrons. On redonne toujours à un moment ce qu’on reçoit, disait ma maman. Beaucoup de restaurateurs devraient s’en inspirer...
Côté cuisine, on joue dans la cour de la bistronomie. Les plats sont d’apparence simples mais techniquement maitrisés -les poissons particulièrement- les assiettes bien dressées. Le choix délibéré est de travailler en priorité le produit local, en y ajoutant quelques graines de folie via les associations de saveurs. Sur ce point, le patron et son chef Sylvain taquinent la muse culinaire avec excellence. Le menu carte blanche que nous a concocté le Chef était épatant !





Souvent la mise en bouche donne le la sur la suite du repas. Tout de suite, nous entrons dans un univers plaisant, tempuras de légumes locaux accompagnés d’un magnifique concassé de tomates basilic. Première entrée, un sublime tartare de liche (pêche locale), vierge de tomates, fenouil, échalotes, roquette, citron, olives de Sicile, huile à la ciboulette, frais, goûteux, parfaitement assaisonné. Ensuite est servie une burrata sur tartelette de pain d’épices (quelle bonne idée), pomelos, courgette rôtie, poivrons, citron vert pesto. Savoureux, méditerranéen même si un poil fade mais avec l’ajout d’une pincée de fleur de sel, l’affaire était réglée ! Les lottes snackées à la plancha puis finies au four sont un régal, rehaussées d’un jus de veau au chorizo bellota et accompagnées d’une brandade de courgettes à la coriandre, tomates confites et d’olives Taggiasca... Des lottes qui assurément sortent du lot !!! Le tempo ne ralentit pas avec le plat de viande, et un fondant baron d’agneau corse, ricotta et menthe, purée d’échalotes confites et délicieuses (vraiment !) panisses de pois chiche.




Pour finir le bal en beauté, deux très bons desserts tout en légèreté et subtilité. Une coupe de crémeux citron verts, yuzu, gelée de fraises, compotée de mangues vanillées, crumble et son sorbet ananas gingembre et comme second dessert une coque de chocolat blanc, parfait vanille, coulis d’abricot romarin sur un biscuit pistache accompagnée d’une déclinaison d’abricots rôtis et en sorbet.
Bref un repas d’exception, épuré, généreux, aux odeurs du maquis corse, de l’iode méditerranéen, des prairies et potagers environnants, qui vous transporte dans l’assiette pour un bon rapport qualité prix et une carte des vins abordable pour l’endroit.
Ô temps, suspens ton vol ! écrivait Lamartine dans le Lac, il aurait très bien pu trouver son inspiration sur la terrasse de cette jolie adresse authentique où on parle avec le cœur, où on savoure avec délectation et que je vous incite vivement à découvrir. Un méga coup de cœur !
Dernière visite en août 2015
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Si vous cherchez une terrasse romantique à quelques foulées de Strasbourg, avec vue sur un magnifique coucher de soleil surplombant un lac artificiel, rendez-vous sans hésiter à Côté Lac. Les changements de couleurs permanents se reflétant dans le lac offrent un magnifique spectacle ! En cette soirée caniculaire quel bon moment avons-nous passé sur les rives du Lac… En se laissant porter par l’improbable endroit, des idées de vacances vous gagnent l’esprit, vous donnant l’impression de se trouver à mille lieues de Strasbourg...
L’acquisition sans vague du restaurant par le propriétaire de la source des Sens à Morsbronn en 2013 est une vraie réussite. Le restaurant est paré de nouveaux atours. La nouvelle équipe a insufflé un nouvel élan et une nouvelle identité.
Le renouveau vient surtout de la cuisine du brillantissime Chef, Pierre Irion, que je ne connaissais pas (honte à moi !) et je le regrette car quelle belle rencontre ! Débonnaire, humble, disponible, d’une grande sympathie, taillé comme un roc, il en impose ! Il nous partage sa passion avec des étoiles dans les yeux (Michelin si tu me lis !). Sa ligne de conduite est de faire une cuisine abordable, instinctive- tous les plats ne sont pas des copier coller millimétrés- , goûteuse, dans l’ère du temps, avec des soupçons de modernité. Tout est fait maison avec des produits frais qui suivent les saisons. Sa cuisine est résolument ancrée dans le terroir et respecte toujours le produit. Après une période de transition, il a su faire évoluer la carte en douceur afin de ne pas perturber les clients de l’ancienne et l’imprégner aujourd’hui pleinement de sa patte…
Formé chez Lameloise à Lagny, à l’Arnsbourg, au relais de la Poste à la Wantzenau, le Chef dispose d’une formation solide qui lui permet de dresser des assiettes soignées, maitrisées. Assurément, on ne s’ennuie pas à goûter sa cuisine.
Les propositions de son menu carte blanche nous ont permis d’apprécier avec délectation tous les côtés du Lac ou presque !
Pour commencer, un éveil du palais rafraichissant : gaspacho et sa mousse basilic/ brandade de poisson et ses Mikados de pommes granny smith / mignon de porc salé et sa mousse de chèvre frais. L’incontournable Carpaccio de langoustines bretonnes, croquant de légumes (radis, asperges vertes, betteraves….) et crème à la ciboulette surmontée de fleurs de pensée. Réclamé à cor et à cri par les clients habitués, ce plat est un enchantement pour les papilles... Gare au Chef, s’il lui traversait l’idée de l’enlever de sa carte !
Le filet de bar, courgettes, fleur de courgette farcie Mille et une nuits, ratatouille, olives de Kalamata (Grèce) pousse de cresson et sa sauce poivron rouge et jaune, est une invitation au voyage méridional. Jolie réussite…
Une pause fraicheur digestive : Sorbet pamplemousse, écume de champagne
Le morceau de bravoure : Pigeon dans tous ses états de Mr. Thierry Laurent Thierry, gnocchis de vitelottes, pêches rôties , poêlée de girolles, truffes d’été. Même si ces dernières n’apportaient rien gustativement, l’ensemble est admirable, généreux, goûteux, parfaitement dosé. Un beau plat signature du Chef...
Pour finir les « hostilités », un enchainement de desserts, tous plus réussis les uns que les autres : Un dessert créatif, osé : vacherin déstructuré, cerises, sorbet cerise, sorbet céleri branche, mousse praliné. Absolument superbe tant visuellement que gustativement... Une belle harmonie...
Un dessert millésimé, tarte au citron version 2014 : cubes de crème de citron, chocolat blanc, meringue, caviar de citron explosant en bouchant , reposant sur un sablé vanille : un grand cru !
Un dessert spectaculaire : La coque chocolat surprise, délice praliné et feuillantine, sorbet framboise, glace praliné, menthe froide ; Le mariage de la framboise et du chocolat est absolument fabuleux.
Ce festival gastronomique est servi sous la houlette d’Olivier Kennel qui dirige une équipe en salle souriante, impliquée et professionnelle et qui propose avec expertise et justesse une série de jolis flacons en accord avec les mets, comme cet estival côte du Rhone viognier Vidal Fleury, rappel de fruits blancs, ou ce Corbières du Grand Crès, avec plus de matière et de structure évoquant un côté pamplemousse, ou ce corpulent Cairanne Domaine d’Aeria aux notes de fruits rouges marqués et ce coteaux du Layon Domaine domaine de la Poterie tout en équilibre entre sucre et acidité...
Une chose est sûre, l’endroit nous a charmés et nous sommes prêts assurément à refaire le tour du Lac !
Dernière visite en juillet 2015
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Le but de ce blog est de vous inviter à voyager dans l’assiette. Allez au Toya, le dépaysement est ga-ran-ti !
Niché dans un écrin de verdure, la magnifique salle offre une vue panoramique exceptionnelle sur le golf de Faulquemont.
Entrer au Toya, c’est comme pénétrer sur une parcelle nippone. Du début à la fin, c’est une idée du Japon qui défile dans votre assiette.
L’atmosphère zen de la salle (quoique un peu froide quand elle est vide), la musique, la décoration, les bonsaïs dressés sur la table y concourent... mais le point fort du Chef est de ne pas renier ses origines … Il arrive avec force à marier la cuisine du terroir avec des inspirations japonaises. D’une grande prouesse technique, sa cuisine est en tout point remarquable de créativité, faisant le grand écart entre l’utilisation de touches contemporaines, déstructurées, comme cette poudre glacée de fromage frais accompagnant un étonnant tartare d’agneau et ses poivrons et la cuisine plus classique tout en finesse, en précision et en simplicité, mettant à l’honneur le produit, comme ce veau fermier oignons cebettes...
Son menu carte blanche à dix plats et à prix doux est un modèle du genre, réservé ça et là cependant à des palais avertis et curieux.
Une cuisine soignée dans l’assiette, esthétique comme cet encornet, asperges vertes, beurre blanc. Une cuisine goûteuse, comme cette superbe daurade, asperges blanches, bulots. Une cuisine maraichère, cherchant le produit frais de qualité, comme cette raie emmaillotée de choux... Une cuisine du terroir comme ce fondant pigeon du coin, carottes, cuisse farcie… aie aie aie ! Une cuisine créative et osée comme ce sublime dessert, sorbet agastache, granité gingembre et concombre !!! et une cuisine du marché comme cette rhubarbe adoucie yaourt et betterave...
Mon Dieu mais quel talent et quelle aventure gastronomique hors du commun… Une nouvelle escale s’impose rapidement d’autant plus que le Chef est fort sympathique et qu’il est entouré d’une équipe accueillante et bienveillante. Y aller les yeux fermés.
PS : merci encore au parrain d’honneur de ce blog - Louis Ciolfi - de m’avoir permis de découvrir cette si belle adresse…
Dernière visite en avril 2015



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Délicieuse soirée, délicieux repas dans ce restaurant en évolution permanente, tenu par un duo complice performant, accueillant, simple, courageux.

Marie-Laure tient sa salle avec charme, discrétion et prestance et Louis le Chef tient sa cuisine avec brio.
Le pedigree de ce dernier formé chez les plus grands - Gagnaire, Klein - donne le la sur le niveau high level de ce jeune Chef passionné, modeste et fort sympathique.





L’inspiration de son menu carte blanche à 4 plats à 45€ nous a laissé pantois, tant nous étions bluffés par l’excellence des compositions dignes d’un étoilé.
Son poireau vinaigrette revisité avec son œuf cuit en basse température est une merveille du genre. Le graphisme de l’assiette est sidérant de beauté, les associations de saveurs sont harmonieusement distillées... comment faire d’un plat basique un grand plat, le talent sans aucun doute...
Le 2e morceau de bravoure, la rascasse sur une réduction de béarnaise, champignons chinois, sauce corail…. Vraiment un très grand plat frôlant la perfection...
Le plat principal, un peu moins transcendant que les précédents, est parfaitement réalisé et associé : filet de canette, purée de panais, Chorizo, gingembre confit, pop-corn et pousse de petits pois.... Les méninges du Chef sont en ébullition permanente !





Le dessert emporte aussi nos suffrages par son originalité, rhubarbes confites, sorbet fraise, infusion d’Hibiscus, tapioca, meringue... Il y a tout dans ce dessert, le visuel, les couleurs, les parfums, l’harmonie et la mâche...
Bref un chef très inspiré. On perçoit derrière chaque plat, une grande réflexion, une volonté de surprendre et surtout de procurer du plaisir.
Il y a quelque chose d’intangible dans ce restaurant, une belle atmosphère. Outre le fait qu’on s’y délecte, on s’y sent bien. On s’y pose comme une abeille butine son nectar et on repart enivré de plaisir !
Sans nul doute depuis notre dernière visite, en été dernier, le progrès est spectaculaire et le potentiel de progression est évident. Cela promet au restaurant un bel avenir qui ne devrait pas laisser Michelin insensible...
Grands respect en tous cas pour tout ce travail et ce talent. Une adresse à découvrir ou à redécouvrir, les beaux jours notamment pour profiter de leur agréable terrasse.
Dernière visite en avril 2015, photos revues en août 2015
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Si vous cherchez une vraie cuisine bistrot à deux pas de la Tour Eiffel, courez au Casse-Noix !
Dans un charmant décor à l’ancienne, vintage, vieilles affiches nostalgiques aux murs, on prend plaisir à s’asseoir dans cette salle d’où jaillissent de bonnes vibrations. Les tables sont rapprochées, l’ambiance conviviale, bruyante.
Pierre-Olivier Lenormand assure aux commandes, entouré d’une brigade dévouée et d’une équipe en salle attentionnée. Ancien second de Bruno Doucet à la Régalade, bistrot parisien renommé, le Chef a été formé à bonne école. Son papa, MOF charcutier à Orléans continue à lui fournir les produits canailles, gros point fort de la maison. D’une grande sympathie, simplicité, il nous explique avec bonhomie et passion que sa cuisine n’a d’autre prétention que de suivre le marché, de préparer des produits frais, bien travaillés avec générosité, en respectant toujours le produit...L’obtention d’un BIB gourmand Michelin en atteste, la qualité est ici au rdv et les tarifs aussi. Le menu carte à 33€ est exemplaire pour une adresse parisienne proche des beaux quartiers. S’y adjoignent avec supplément des suggestions sur l’Ardoise, tout aussi alléchantes, et des vins abondants de qualité.
Une rafraichissante pissaladière de thon rouge mariné au basilic et sa salade ou de fines tranches de canard mi-cuit ont égayé nos papilles en entrée.
Un joli plat canaille, joue de bœuf et sa purée onctueuse, et de délicieuses gambas juste saisies à la plancha, risotto émulsion de basilic sont passés comme une lettre à la poste.
Pour terminer en beauté, un sablé de fraise pamplemousse crème citron sorbet maison ou une excellente verrine de cerises rhubarbe mascarpone Sans parler de la surprise du Chef, un exquis riz au lait au caramel beurre salé à l’ancienne vanille bourbon...Belle générosité…
Une adresse authentique où il fait bon s’arrêter. Très jolie découverte qui casse la baraque sans se ruiner !
Dernière visite en juin 2015
Photographies de Lise Anhoury
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Fraîchement installés à Colmar, les Girardin (anciennement la Casserole à Strasbourg) remontés comme un coucou, plus que jamais motivés, armés d’un remarquable courage, déploient tout leur talent dans cette séduisante maison datant de 1609, classée aux monuments historiques depuis 1898 et arborant fièrement ses cent six têtes sculptées...
Plus que du repas, toujours aussi excellent, alliant les plats du terroir alsacien style brasserie et ceux de la gastronomie dont vous pouvez voir les photos, j’ai envie de vous faire part de mon ressenti car c’est ça qui est frappant dans cette Maison lorsqu’on y vient pour la première fois…
Il règne ici une atmosphère plaisante, enivrante (normal c’était l’ancienne bourse aux vins !) au point de vous faire tourner la tête ! La maison a un cachet fou et vous séduit immédiatement ! La cour intérieure est un petit bijou et vous conduit aux portes de l’hôtel 5 * (dont je vous parlerai à une autre occasion).
Les Girardin ont su dès le départ imprégner les lieux de leur signature. La salle et les alentours commencent à se transformer en douceur car il est clair qu’il y a du pain sur la planche. La décoration est vieillotte et un rafraîchissement contemporain s’impose, la Marilyn's touch va remédier à tout ça ! Nos deux hôtes savent où guider ce paquebot et ont un plan d’action précis et mûrement réfléchi avec à la clé une campagne de travaux impressionnants d’ici le printemps 2016. Chambres et salles à restaurer, construction d’un nouveau restaurant gastro, cave à réaménager avec l’installation d’un spa...
La visite des lieux non encore exploités, en compagnie du Chef des cent six têtes, nous permet de constater en effet toute la superficie disponible et tout le potentiel d’évolution de cet établissement. La cave est particulièrement séduisante, avec ses énormes barriques centenaires, ses murs imposants, portant l’histoire de la ville.
Il est évident qu’il y aura un avant et un après Girardin et que cette demeure deviendra l’un des plus beaux complexes d’hôtel-restaurant en Alsace. On peut leur faire confiance…
Nous quittons les lieux admiratifs et impatients de voir la tournure des évènements….
Une adresse à découvrir dès à présent, histoire de faire un état des lieux avant les grands bouleversements ou, accessoirement, pour y manger ou dormir !
Dernière visite en juillet 2015
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Mon dieu mais quel bel endroit !
Se trouve aux confins des bouches de Bonifacio, au sud est de la ville, non loin du réputé golf de Spérone, où séjournent toute la jet set et hommes d’influence, un bistrot plage improbable au bout du bout de la Corse. En face, les iles Lavezzi, la Sardaigne, la mer d’un bleu turquoise paradisiaque et c’est face à ce décor que je m’attable pour déjeuner sur la magnifique terrasse panoramique - à quelques mètres au dessus de la plage - abritée, simple et de bon goût à la fois.






Difficile de se concentrer sur le choix des plats de l’ardoise, tellement vous êtes saisis, extatique face à la beauté des lieux... Cette « paillote » éphémère - démontée à chaque fin d’été - a été créée il y a 4 ans par le charmant et sympathique Alexis Quéré natif de Bonifacio. Il en a fait une adresse reconnue et appréciée en très peu de temps grâce au bouche à oreilles. Son bistrot ne manque vraiment pas de charme, entouré d’une équipe de jeunes locaux pour la plupart, souriants, dévoués et serviables, il peut s’appuyer sur un duo solide en cuisine. La carte du déjeuner et du dîner est la même mais l’année prochaine, le patron réfléchit à la différencier pour proposer le soir plus de plats chauds même si cela nécessitera quelques aménagements en cuisine.



En attendant, la priorité est de travailler les produits locaux et frais, mais pas exclusivement et la transformation est réussie. Souvent dans ce genre d’endroit le décor prime sur le contenu des assiettes ici c’est loin d’être le cas. Les accords sont justes, la présentation soignée et captivante, une sensation de fraîcheur ressort des plats








Excellent céviche d’huîtres d’Oléron granny smith passion cerfeuil accompagné d’un magnifique wok de choux fleur asiatiques violets, brocolis, poireaux, soja, sésame... Un régal sous cette chaleur estivale. En plat, pour la première fois je teste du poulpe méditerranéen lentille boulghour carotte rouge fraise framboise mure pesto celeri. Le visuel est non seulement remarquable mais le goût en bouche est bluffant. Au vu de la multiplication des ingrédients, on pourrait s’attendre à un melting pot insaisissable mais pas du tout. L’ensemble est harmonieux, le poulpe cuit à la perfection, pas du tout caoutchouteux - ma crainte - mais tendre. Le secret du sympathique chef Jeremy est de le congeler auparavant pour casser les fibres et de le cuire avec des bouchons (photos à l’appui). On y croit ou pas mais le résultat est là ! L’autre suggestion testée : de magnifiques calamars à la plancha parfaitement saisis, quinoa, wok de légumes saisis par le second du Chef Telmo.






Les desserts sont simples, faits maison et réussis. Une classique et succulente crème brulée au basilic ou une plus originale brochette de chamallow accompagnée de nectarines pochées dans le miel. Le tout est accompagné de deux vins en accord parfait gouleyants, frais, assez floraux de Patrimonio, clos Clementi en blanc et rosé.




Si le cœur vous en dit, vous pourrez même venir ici en bateau et débarquer aux pieds du restaurant, le patron se fera un plaisir de venir vous récupérer sur votre embarcation (photo à l’appui !)



Bref une belle parenthèse gustative aux portes du paradis, pas trop salé en euros qui plus est. Partir de Corse sans avoir testé ce restaurant eut été regrettable !
Dernière visite en août 2015
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Jolie étape montagneuse à Levie au cœur de l’Alta Rocca entre Porto Vecchio et à une vingtaine de minutes des magnifiques aiguilles de Bavella, terminus du GR 20.
Le sang corse coule dans les plats concocté par le Chef , dans l’ambiance de ce restaurant tout simple, discret mais au combien attachant. L’accueil de Paul, venu en soutien, est familier et d’emblée extrêmement sympathique, comme si vous faites partie de la famille. Il vous parle avec passion de l’histoire du village, de la Corse, des charcutiers et vignerons à découvrir dans les environs comme le domaine Andriella à Bonifacio, vin bio.




Vous êtes ici au cœur de la vraie Corse profonde, avec une âme, un caractère, une chaleur humaine incomparable bien loin de la superficialité des adresses du littorales touristiques. Si vous avez la chance de manger sur la petite terrasse sous la pergola, le charme opère encore plus et vous êtes conquis.



Les plats proposés autour du menu unique à 20€ (Entrée / plat / dessert) sont faits maison par le discret mais chaleureux chef Jean-Paul Maestrati aux commandes depuis plus de 30 ans avec des produits locaux bien choisis, bien travaillés et illustrent bien la cuisine du terroir. En extra, nous dégustons une bonne assiette de charcuterie corse, puis une délicieuse tarte tomate-chèvre, suivi d’un mijoté de sauté de veau corse accompagné d’olives, d’un délicieux gratin de pomme de terre ou de cannelloni au brocciu, mais moins digeste selon moi. Pour finir superbement ce repas et faire honneur aux couleurs locales, un excellent moelleux chataigne...







Amateurs d’authenticité, de terroir, de simplicité, de chaleur humaine, une halte à la Pergola s’impose !
Dernière visite en août 2015
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Située sur la Route de Calenzana dans l’arrière pays de Calvi, voici une adresse confidentielle qui mérite la visite. Bien connue des locaux, de la jet set, des hommes d’affaires fortunés en goguette, choyés par le patron... et le bouche à oreille faisant, elle fait patio comble. Tenu par le bouillonnant Serge Ricco au caractère bien trempé, en perpétuel mouvement, au sens des affaires vissé, avec une volonté acharnée de progresser et d’évoluer, il a su faire de cette auberge un endroit référence, une adresse de charme et de caractère où l’on aime se poser loin des flots de touristes.
La cour est claire, spacieuse, verdoyante, un tilleul trône en son centre. Elle offre ses plus beaux atours le soir venu avec ses lumières tamisées, mettant encore mieux en valeur le bar et la magnifique rôtisserie où le Chef et son second s’affairent à cuire devant vous les pizzas (exceptionnelles), à rôtir à la broche les poulets fermiers, à la ficelle l’agneau corse... Le personnel est avenant et souriant, les vins bien choisis par Serge, son rosé cuvée personnelle ci-simou assemblé par ses soins, vendanges nocturnes (il paraît que ça joue sur la qualité ???), mis en bouteille à Aléria, offre en bouche matière, longueur et vivacité avec des tonalités d’agrume pour un excellent rapport qualité prix 30€. Le menu ardoise unique à 30€ sans dessert est du même acabit.






Le sympathique chef alsacien de Sélestat prend soin de bien choisir ses produits et les cuisine parfaitement. Le recours à des fournisseurs locaux pour la plupart garantissent la fraîcheur et une qualité irréprochable.






L’entrée composée d’une mini pizza, puis d’une farandole de hors d’oeuvre, salade de poulpe, tomates du jardin cœur de bœuf, poivrons marinés, tartare de sardine, taboulé, exquis jambon corse prizuttu. En guise de plats, le choix s’est porté sur les calamars à l’encre de seiche et sur un magnifique gigot d’agneau corse rôti à la ficelle, ratatouille maison et délicieux gratin de pomme de terre. La carte des desserts est moins fournie et peu évolutive d’une année sur l’autre, seule déception de la soirée, le fameux tiramisu pourtant annoncé sur l’ardoise faisait cruellement défaut le soir de notre visite mais la salade de fruit était irréprochable. Il y en aura lors de notre prochaine venue nous a-t-on promis !
Une adresse sympathique où il ne faut pas hésiter à faire un coucou, vous ne serez pas déçus !
Dernière visite en août 2015
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